Interview Patricia De Backer

IMG_1699“ Grâce aux concours de bétail, nous nous faisons connaître “

Avec un titre national à Tournai, et presqu’un ruban à Agriflanders, la vache ESCARGOT de la ferme MESPELhoeve à Mespelare est devenue renommée! Les propriétaires Patricia De Backer et Luc De Visscher sont plus que fiers de leur troupeau de bétail, qui compte, en plus d’Escargot, une 150taine de bêtes blanc-bleu.

Patricia était professeur dans l’enseignement  spécial et a aussi travaillé comme employée pendant tout un temps. Ses parents avaient un commerce en combustibles, et rien ne laissait croire qu’elle deviendrait fermière! Jusqu’au jour où elle a rencontré Luc, ouvrier et fermier à mi-temps. Après quelque temps, Patricia abandonna son travail pour se consacrer à plein temps à la ferme, tandis que Luc continua à travailler à l’extérieur, et à aider à la ferme après son travail. Mais comme Patricia ne se voyait pas aider aux saillies naturelles, elle fit appel à l’insémination artificielle(IA). Trouvant que ça n’avançait pas assez vite, elle passa au rinçage des vaches  et les embryons furent implantés dans des vaches laitières.

Comment êtes-vous arrivée à participer à ces championnats et concours de bétail?

Tout a commencé avec la vache Bijzonder, un animal spécial, qui exista après 30 ans de dur labeur! Lorsqu’elle avait 14 mois, nous avons participé à un concours, et ainsi de suite! Malheureusement, elle s’est blessée plus tard et ,fini les championnats. Nous avons alors fait de l’élevage  avec elle! Escargot de Mespelhoeve est une  de ses filles et c’est une bête excellente. Avec une 1ere et 2eme place elle a bien commencé 2013!

En tant que fille de Bijzonder, Escargot était-elle prédisposée à gagner?

Ce n’est pas si simple. A l’âge de 6-7 mois, on ne voyait encore rien de bon en Escargot. C’était une vilaine bête ,un vrai ballon! Si j’avais été seule à en décider, Escargot était vendue, mais elle n’a commencé à se développer que plus tard. On ne sait pas toujours savoir à l’avance comment un veau va évoluer!

Pourquoi participez vous à ces concours?

Pour essayer de se faire connaitre, et en espérant ainsi  vendre des embryons ou des veaux. Et pour l’honneur! Parfois, on gagne de temps en temps un petit prix, mais ça nous coûte surtout de l’argent! Les animaux doivent  être préparés pour le concours: nourriture adaptée, les laver et les raser, ce qui nous coûte aussi facilement une demi  journée !Il y a deux tendances en concours: soit vous visez la grandeur et les kilos, soit vous faites un autre choix. Celui ci vise plus à gagner: il cherche plus de largeur, un plus bel arrière-train ou des côtes arrondies. Lors de concours importants, il y a d’abord une commission de sélection qui vient évaluer la bête à domicile. Sur place, on les juge de façon linéaire: la peau est contrôlée, les jambes, l’arrière-train, les muscles, les côtes arrondies, la rondeur de la cage thoracique, la queue et comment les bêtes marchent.

Vous parlez de nourriture spéciale: que dois je me représenter avec ça?

Ce n’est pas ce que vous pensez, nous ne pensons pas qu’il y ai de la drogue en jeu,lors de concours! On peut encore effectuer une prise de sang ,30 jours  après le concours! Le risque est trop grand! C’est la façon de les nourrir qui a de l’importance. Et ça, on a dû l’apprendre! Au début, notre vache termina quatrième.  Nous étions déçus, car nous étions persuadés d’ avoir une bonne vache. Jusqu’au moment où un autre éleveur nous a appris que nous l’avions mal nourrie .

A qui avez-vous demandé conseil ?

A notre fournisseur de farine. Son  représentant a tout calculé et nous a dit comment varier. Tout en gardant toujours contact avec le laboratoire de la ferme. Idem pour les minéraux.  On a eu des problèmes: les chaleurs n’étaient pas bonnes. Apparemment, cela était dû à une mauvaise  distribution de minéraux. Une fois ce problème résolu,tout allait mieux. Nous attendons d’un représentant qu’il nous conseille, et non pas qu’il nous vende n’importe quoi!

Pourquoi demandez vous conseil à votre vétérinaire?

Le vétérinaire vient chez nous, à la ferme, quand il y a un vêlage ou qu’il y a une bête malade. Il pose un diagnostique et prescrit des médicaments.  Il pratique aussi les césariennes et nettoie les pieds.

Connaissez vous le concept”Dairy Vet Shop”?

Je n’en avais pas encore entendu parler, mais ça m’intéresse. Si le vétérinaire parvient à  améliorer la production, la fertilité et la santé de nos animaux en travaillant de façon préventive, je ne dis sûrement pas non! Finalement, nous voulons tous limiter les dégâts avec nos animaux, veiller à obtenir de bons résultats et à être récompensés pour notre dur labeur.

Envisageriez vous de commander des produits on-line, par ex chez Dairy Vet Shops?

Cela m’arrive de commander online, mais pas encore pour de tels produits . Je ne suis pas un crac de l’ordinateur. Je tiens mon information surtout de par les revues, les foires(agricoles) et contact avec d’autres  fermiers. De même en allant visiter d’autres exploitations, j’apprends beaucoup. Nous suivons aussi régulièrement des cours de recyclage et des journées de formations. Il y a assez de possibilités, mais tout ça prend  beaucoup de temps. Je consulte régulièrement le forum” veeteeltvlees.nl”. Là, on échange nos  idées à propos de maladies ou de concours, ou on pose une question ,et un collègue-fermier nous répond. Mais je vais  aller regarder sur votre site et qui sait? Vous pouvez de toute manière  déjà  m’inscrire pour votre lettre mensuelle!

Patricia et Luc, merci à vous! Encore beaucoup de succès avec votre exploitation et lors de concours de championnat!